Les prochaines années devraient voir la question de l’agriculture et de l’environnement devenir de plus en plus imbriquée avec celle de l’aménagement du territoire. Les collectivités locales seront amenées à jouer un rôle-clé, notamment pour faciliter l’accès aux aides, la formation ou la création de circuits courts valorisant les efforts réalisés.
On doit aussi souligner l’essor de démarches collaboratives impliquant agriculteurs, chercheurs, associations environnementales et citoyens, à l’image de ce qui se développe dans les vallées de la Sélune ou de la Vire, pour restaurer les zones humides tout en maintenant une activité productive.
Enfin, face à la crise climatique, la Manche et l’ensemble des territoires ruraux devront probablement concilier intensification des impacts (périodes de sécheresse, montée du niveau marin) et volontarisme politique pour proposer des modèles agricoles capables d’assurer à la fois le revenu, l’emploi, la préservation des ressources et la qualité de vie des habitants.
Ce chemin est loin d’être linéaire, mais tout indique que la transition agricole, loin d’être un horizon abstrait, s’incarne déjà en profondeur dans les pratiques du territoire. Comprendre ses dynamiques et ses acteurs, c’est éclairer une part essentielle de notre avenir commun.